jeudi 17 octobre 2013

Une journée pourrie

Prends le tram un peu un retard mais pas trop, 'fin juste ce qu'il faut pour arriver juste à l'heure.

Composte ta carte des transports, refusée car plus valide. Bon. Ca commence bien.

Flash back : je ne savais pas quel jour exactement ma carte serait à renouveler pour l'année. Pour le savoir, ça fait trois semaines que je tente de me connecter sur le site des transports de Bruxelles, en vain. Je les appelle pour résoudre mon petit problème. Ils me disent que je ne peux trouver cette info que sur leur site internet. Le serpent se mord la queue. Et avec du ketshup silvouplé !

Et donc ce jour-là, dans le tram, pas trop en retard mais presque, ma carte est refusée. Je fais l'air de mine de rien. J'arrive à mon changement de tram dans un gros carrefour de transports (tram-bus-métro-poussepousse) que je dois emprunter. Je m'adresse au guichet qui fait tous-les-abonnements-tous-les titres-de-transport-frites-tout-ce-que-vous-voulez.com et bien sûr ils ne renouvellent pas les abonnements scolaires. Me voilà à acheter un ticket aller-retour qui entame mon faramineux budget bouffe de la journée. Tant pis, jpendrai pas de coca (larme à l'oeil, mouchoir à portée de main).

Je me rends à mon tram. Quinze minutes d'attente... j'ai des relents de parisienne en rogne contre les transports. Là, là, mais oui, là, jvais être en retard. Déjà que mon trajet intégral dure d'habitude entre 45 minutes et une heure, faudrait pas que je procrastine sur l'horaire à peine une semaine après le début de mon stage situvoisquejveuxdire.......... Je change d'itinéraire en invoquant le dieu de "t'as l'impression d'être à la bourre mais tkt jvais gérer pour pas que tu lsois". 

Je m'engage sur un autre quai. Une minute d'attente, jsuis laaaaarge. Le tram arrive. C'est pas la bonne direction bordel ! Et je vois le tram qui va dans l'autre direction (la mienne, suis un peu) arrivant lui aussi, de l'autre côté. Je prends ma respiration et fonce en apnée de l'autre côté du tram en priant qu'une mamie retardera la fermeture des portes avec son déambulateur, ou une poussette, ou un ado avec la blague de merde de bloquer les portes, ou autre chose jm'en fout mais je ne supporterai pas de louper ce tram. Bref je m'emballe. Je cours je cours avec mon élégance légendaire d'éléphanteau et dévale les escalators telle une gazelle bourrée. Jvais arrêter avec les métaphores animales quand me vient l'image de mon engouffrement telle une charge bufflesque dans la rame le visage écarlate, le cœur frôlant la crise, débraillée, la tronche à la Picasso etc. Finalement la rame est interrompue momentanément pour une cause inconnue. Tout ça pour rien ah ah. Vazi rigole.

BREF

J'arrive finalement à destination finale avec cinq petites minutes de retard. Tout va bien quoi !

MAIS
- en sueur
- sans mon renouvellement d'abonnement
- déshydratée
- crevée comme une marathonienne
- sans vraiment d'arguments vérifiables
- ridicule
- rêvant d'un coca

ENSUITE

Après une journée plutôt sympa en stage et un déjeuner avec une coupine, il faut rentrer chez soi. Et renouveler ma carte. Ah jte jure, yen a qui ont des objectifs dans leur journée de ouf. Le mien a été de me débarrasser de mon abonnement. Rebelote donc ! Je me repointe à une grosse station de transports, je demande. Non pardon je fais la file interminaaaaaaable de cinq minutes (c'est dingue quand t'as un truc chiant à faire, le temps s'allonge, bougre), je dépose ma requête et le préposé aux titres de transports, flamboyant, me déclare "aaaaah ici on fait pas les renouvellements de transports scolaires, il faut aller à telle station, juste à-côté". Demi-tour, j'y vais, pas du tout vers chez moi mais tant pis j'y vais quand même.

J'attends le métro qui n'arrive pas quand il doit arriver. Dix minutes plus tard il se pointe, m'embarque et me jette à ma destination. Il est 17h05. Le guichet ferme à 17h000000.

MAIS P*TAIN !!!

Je refais redemi-tour, je re-essaye de me calmer. Rien à faire, je me paye quand même un coca à prix d'or sur le quai, que je regretterai quand je l'aurai ouvert et que par la pression la moitié de la bouteille aura jailli sur moi. Bah oui dans le distributeur ma future-ex-bouteille est tombée du plus haut étage de la machine. Je re-attends le métro. Je re-descends à une station. Je re-cours pour attraper mon dernier tram. Quand je l'ai vu arriver à la station, cent mètres nous séparaient le tram et moi et à peine dix secondes pour y parvenir. Mais bon jsuis pas la sister de Bolt donc quand je me suis scotchée à la porte du tram en appuyant comme une hystérique sur le bouton d'ouverture, le conducteur a verrouillé les portes et a enclenché la marche avant. Sans moi dedans.

ET PIS VOILAAAAAAA !!!


Quoi de plus naturel et évident qu'une journée qui commence avec un parfum de merde se termine aussi avec la même odeur !