jeudi 7 novembre 2013

Rétrospective Moscou - St Pétersbourg [09/04/11] 1/12

C'était du 9 avril au 20 avril 2011.

Il y a déjà fort fort longtemps
Dans un pays fort fort lointain

Un séjour inoubliable à Moscou puis à St Pétersbourg

Voyage prévu bien à l'avance, dans le rôle du guide nous avons Antoine (bilingue franco-russe) et pour celui du reporter-photographe, moi (monolignue franco-français) !

C'est donc moi qui vais essayer de raconter tout ce qu'on a vécu, d'évoquer nos impressions et de décrire un maximum de choses, aussi futiles qu'intéressantes !

Ceci est un carnet de voyage et non une œuvre littéraire. S'il te plaît, lecteur, pardonne les maladresses diverses et variées...

Sur ce, bon voyage !



SAMEDI 9 avril 2011
12h30 : arrivée à l'aéroport Charles de Gaule

16h40 : décollage pour Francfort retardé pour cause de bagages embarqués par erreur dans notre avion. Ca rassure quoi. Et ça commence bien. Je précise que jusque là je n'avais jamais ô grand jamais pris l'avion. Baptême donc, mais en toute sérénité. Moi pas peur du vide. On fait la connaissance de notre voisine de rangée, Katia, une Russe parlant très bien français. Son mari français travaille à Moscou en tant que directeur de l'agence France-presse. Pourquoi raconter ça ? Parce que plus tard on apprendra que le père d'Antoine, russe et vivant à Moscou connaît bien ledit mari. Mais qui a dit que la Russie était immense ?

17h55 : (re)décollage de Francfort pour Moscou !

23h05 : et voici le tarmac de l'aéroport de Moscou : Domodediovou, recouvert de neige. Au même moment en France, il fait un bon 20°C... partis en simples pulls, il va falloir extraire le manteau d'hiver de la valise en soute. Moralité, TOUJOURS mettre ceci en dernier pour qu'il soit accessible juste en ouvrant la valise.



En tant que touristes français et bien que hors de tout soupçons, il faut s'enregistrer sur le territoire russe. Et cette procédure n'est pas anodine. D'où le passage par la terrible douane russe. Des gens en uniforme aussi accueillants qu'une porte de prison nous dispatchent aux différents guichets. Ambiance. Chacun des touristes débarqués que nous sommes avançons silencieusement, seuls, vers un douanier. La mienne de douanière est brune, très maquillée, au costume impeccable et à la casquette vissée jusqu'aux yeux avec bien évidemment un regard glacial. A peine je la salue qu'elle me scande une phrase en russe que je comprends absolument pas vois-tu. J'ose quand même m'en sortir en invoquant mon anglais sublimissime. AH AH AH. Elle soupire (en russe), excédée (en russe), révoltée (en russe) de mon ignorance et articule comme si j'avais trois ans "FRRRRRRRRROM FRRRRRRRRANCFORRRRRRRRRRT ???!!!" Ca m'a tellement fait froid dans le dos que je hoche stupidement du chef. J'essaye de relativiser, on n'est pas au KGB quand même. Mais j'ai eu un doute quand Antoine, archi bilingue rappelons-le, a voulu me venir en aide... apparemment il a commis une grave erreur et se fait refouler par un geste et dix kalachnikov braquées "dégage microbe" ! Bref j'obtiens finalement mon tampon. Antoine aussi mais plus rapidement ah ah. Barrière de la langue ? Nan nan.

Enfin tout ça pour dire que nous sommes bien arrivés en Russie et qu'il ne reste plus qu'à visiter. Son père est venu nous chercher et nous avons pris de plein fouet la différence de 20°C entre Moscou et Paris ! Une bonne heure plus tard, on était autour d'une table à boire une bonne bière, à avancer notre montre de deux heures, à appeler les proches, parce que bon, tout le monde n'était pas rassuré de mon côté de me savoir  là-bas chez les Soviet ,etc.




Prochain épisode ? La première journée à Moscou !